Le MAXXI

Publié le 3 Février 2015

Le MAXXI

À l’occasion de mon voyage à Rome, j’ai pu découvrir l’une des plus belles œuvres de l’architecte Zaha Hadid, le Musée national des arts du XXIe siècle, plus communément appelé le MAXXI.

On arrive par la via Guino Reni ; jusque là rien de bien surprenant, mais on aperçoit au loin les banderoles annonçant l’entrée du musée. Un ancien bâtiment nous accueille, sobre, à la corniche saillante, mais sur lequel un monolithe en béton vient s’accrocher, attirant notre attention. C’est en pénétrant dans la cour, que l’ouvrage de l'architecte se dessine. La délicatesse des courbes qui viennent nous chercher et nous accompagner jusqu’au seuil, les formes flottantes qu’elle a su allier à son matériau de prédilection, le traitement épuré de la cour qui suit les lignes directrices du projet, tout en finesse, et laissant la place à l’observateur pour admirer l’emprise du bâtiment.

Le MAXXI
Le MAXXI

On passe alors sous le porche, et la puissance de l’édifice prend place au-dessus de notre progression, nous laissant apercevoir tantôt le ciel, tantôt la communion subtile avec le bâtiment existant.

Le MAXXI
Le MAXXI

Une fois la porte franchit, l’architecte ne perd pas le fil de la complexité en jouant sur une superposition d’escaliers et de coursives qui s’entremêlent, se confondent, se rejoignent, montent, descendent, pour former un laçage vertical s’élevant sur toute la hauteur du hall d’entrée. La franchise du noir et du rouge vient alors se confronter au blanc et au béton de l’intérieur, affirmant ce jeu subtil et monumental.

Le MAXXI
Le MAXXI

Le chemin se poursuit au travers des salles d’expositions. Les murs restent dans une logique de courbure, ainsi que le parcours lui-même qui suit une progression linéaire.

On prend tout de suite conscience de l’importance majeure de la lumière dans le projet de Zaha Hadid. Des railles servant de support aux cils amovibles du plafond, permettent de gérer l’apport de lumière au gré des expositions et des besoins.

Le MAXXI
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Le MAXXI
Le MAXXI

On reconnaît bien là les cordes dictant le travail de l’architecte, des lignes courbes soutenant les formes pointues, des escaliers prenant vie comme des rubans noirs ondulants sous le souffle d'un courant d'air, des plans superposés donnant à ses créations complexité et légèreté. Mais surtout, un goût assuré pour le déconstructivisme !

Le MAXXI
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Au delà du travail réalisé par l'architecte, le musée accueillait lors de ma visite une superbe exposition de l'artiste chinois Huang Yong Ping, dont l'oeuvre principale porte le nom Bâton Serpent. Il s'agit d'un squelette de serpent imaginé en aluminium, envahissant l'espace d'une salle d'exposition. Son travail questionne la relation entre la religion et les arts divinatoires et ce serpent fait alors référence à un passage de la Bible, dans lequel Aaron, frère de Moïse, aurait transformé un bâton de marche en serpent.

Outre la petite histoire, l'oeuvre est vraiment très belle et impressionnante à voir!

Le MAXXI
Le MAXXI

Rédigé par Camille STEPHAN

Publié dans #Architecture

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